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Communiqué, janvier 2017

Communiqué, janvier 2017 – Le 19e numéro de notre magazine début une série de dossiers consacrés aux technologies des secteurs représentés au sein de la FIPEC, synonyme d’innovation et de haute valeur ajoutée.

Premier épisode, le secteur de la peinture anticorrosion est une référence technique et technologique avec la spécificité d’une démarche filière, incluant les fabricants de peintures, les entrepreneurs et les organismes de certification.

« Quatre métiers sont unis dans cette démarche en faveur d’une protection performante contre la corrosion. L’intérêt de conserver le patrimoine et les installations, de préserver et/ou embellir l’environnement visuel de nos ouvrages, est universel. C’est cet engagement de qualité que nous défendons au quotidien afin de pérenniser les ouvrages protégés par des systèmes de peinture de haute durabilité, tout en les mettant en valeur par la couleur, dans un excellent rapport qualité/prix « Philippe Zarka — Délégué Général de l’OHGPI.

Dans ce numéro également, coup de projecteur sur la société TECHNIMA et sa filiale SOPPEC, lors d’une Rencontre Régionale, qui a réuni élus locaux, représentants nationaux et décideurs publics : « Notre industrie est de manière générale méconnue et beaucoup d’idées circulent. Les rencontres Régionales organisée par notre Syndicat permettent d’ouvrir plus largement nos portes et de présenter notre secteur d’activité, son poids économique et sa dimensions technologique », Claude-Bernard Michelot, Directeur Général de la SOPPEC et Président de la Commission Communication du SIPEV.

Un article est également consacré aux outils numériques, dispositifs indispensables pour accompagner les industriels dans le dédale réglementaire auquel ils sont soumis…

Dénominateur commun de plusieurs secteurs représentés à la FIPEC, la couleur, omniprésente dans nos environnements fait l’objet de notre focus : « Le pouvoir de la couleur, en avez-vous conscience ?».

 

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« Les métiers de la peinture doivent rentrer de plein pied dans la troisième révolution industrielle »

« Je suis Frédéric Coulpier, inspecteur science et technique dans l’académie de Lille. J’ai pour mission d’avoir en charge la filière des métier de la finition et notamment des métiers liés à la peinture et au sol. Le message principal que j’aurai envie de faire partager est qu’effectivement il y a différentes formes d’alternance, que cette alternance se retrouve dans les différents objets de formation que ce soit la formation initiale, par l’apprentissage ou par la formation continue dédiée aux adultes.

Pour moi, les métiers de la peinture doivent rentrer de plein pied dans la troisième révolution industrielle c’est-à-dire s’intégrer dans tout ce qui va relever du BIM, de la maquette numérique, et que ces métiers là qui sont du second œuvre ne veut pas dire qu’ils doivent être à la seconde place dans la perspective de l’évolution des constructions et des rénovations des bâtiments. Il faut positionner les métiers de la finition au même degré que les métiers de la structure béton, etc. »

 

Philippe Coulpier, inspecteur science et technique industriel de l’académie de Lille, lors de la rencontre régionale d’Arras le 22 mars 2017.

Hydro Pliolite, la durabilité comme credo

Réunir les qualités des peintures en phase aqueuse et les performances des peintures Pliolite solvantées, c’est ce qu’assurent les peintures de façade dites Hydro Pliolite. Carte d’identité de ces produits appréciés de tous, nés d’une résine développée il y a moins de quinze ans.

 

La première peinture fabriquée avec une résine dite Hydro Pliolite a été lancée sur le marché en 2003. À l’époque cette nouvelle génération de résine avait été développée par Eliokem qui a ensuite rejoint le groupe Amnova Solutions. Depuis, le succès de cette nouvelle technologie acrylique, qui s’inscrit plutôt dans un positionnement haut de gamme, ne se dément pas. De fait, l’histoire et le développement des peintures à base de résine Hydro Pliolite sont intimement asociés à l’évolution de la réglementation. Évolution à mettre en perspective avec son durcissement lié à l’application, entre autres, de la directive européenne COV : « Auparavant nous fabriquions des résines solvantées Pliolite. Il nous a fallu plusieurs années de recherche pour développer une alternative en phase aqueuse : la résine Hydro Pliolite », explique Maurille Sécher, responsable innovation pour la peinture chez Omnova Solutions.

 

Perméabilité étanchéité

Ces produits reconnus pour leurs performances cumulent les propriétés des anciennes peintures glycéro et des phases aqueuses, d’où leur bonne image auprès des professionnels : « Comme les peintures solvantées, elles ont une parfaite adhérence. Et ce, y compris sur les fonds difficiles comme les enduits poreux car elles pénètrent le support en profondeur », souligne Maurille Sécher. Cette capacité est notamment due aux particules de très petite taille qui présentent la propriété de s’ancrer profondément dans les supports. Elles offrent aussi un bon équilibre entre perméabilité à la vapeur d’eau et étanchéité à l’eau liquide. Ce qui assure un bon équilibre dans la régulation de l’hydrométrie des murs grâce à une grande microporosité : « Ainsi s’il y a un problème d’humidité dans le mur, l’eau n’est pas bloquée dans celui-ci, le revêtement n’est pas fermé. »

 

Durabilité

Autres propriétés appréciées des maîtres d’ouvrage et des maîtres d’œuvre, la durabilité et la tenue des couleurs dans le temps. Côté durabilité, il n’est pas dans les habitudes des fabricants de peinture de garantir celle de leurs produits, certains d’entre eux n’hésitent pas à annoncer, notamment pour les peintures vendues en GSB, entre 10 à 15 ans de durabilité. Pourquoi cette prise de risque ? En raison des qualités propres à ces produits et encore une fois, c’est l’adhérence au support qui fait la différence : « Même après une longue durée, elles ne s’écaillent pas. En cas de présence d’humidité dans le mur, il n’y a pas de risque de décollement par plaque puisqu’elles laissent respirer le support », précise Maurille Sécher. D’ailleurs en raison de ces propriétés intrinsèques, elles sont parfois utilisées sans application de primaire et c’est également pour ces raisons que les résines Hydro Pliolite rentrent dans la composition de certains primaires de façade.

 

Couleurs soutenues

La tenue des couleurs, elle, s’explique par la bonne résistance aux UV de ces résines : « Nous utilisons les meilleurs polymères possibles pour assurer cette résistance aux ultraviolets. Ainsi nous évitons le souci du farinage après applications. Et, ajoute Maurille Sécher, comme nous sommes certains de cette résistance, elles peuvent être utilisées dans des teintes soutenues. » Elles apportent également un aspect mat prisé des maîtres d’ouvrage et des maîtres d’œuvre et un important pouvoir couvrant apprécié des professionnels.

On l’aura compris il s’agit là de peintures décoratives plutôt dans un positionnement premium mais qui restent accessibles : « Ce sont des produits très compétitifs pour les gammes de film mince D2. Ils sont plus rares en revêtements épais de type D3 – dans ce cas, ils sont couplés à une autre résine ».

Les drones au service du bâtiment

Selon une étude du cabinet de conseil Oliver Wyman datant de 2016, le marché des drones civils en France devrait passer de 652 millions d’euros d’ici à 2025 alors qu’il ne représentait que 155 millions d’euros en 2015. La révolution est donc en marche. Les drones sont désormais partout : dans l’agriculture, l’industrie, la police, les médias et bien sûr dans le BTP. Leur utilisation ne se limite plus aux loisirs ; le drone s’invite désormais sur les chantiers. À quoi servent les drones dans le bâtiment ? Quelles sont les solutions du marché et notamment pour la peinture ? Quels sont leurs avantages et les aspects réglementaires ?

 

Les drones sont généralement définis comme des aéronefs télépilotés et sans passager. Ils embarquent le plus souvent une caméra ou un appareil photo haute définition et communiquent avec des logiciels de traitement d’informations. Capables de prendre une succession de clichés en un temps record, ils étaient initialement utilisés par les militaires mais aujourd’hui tous les secteurs professionnels s’y intéressent. Ils ont séduit jusque sur le chantiers où ils trouvent leur place dans les travaux de ravalement, de couverture, de charpente et même de peinture !

 

Les drones pour quels usages ?

 

Le spectre d’action des drones professionnels est large et s’adresse aussi bien au maître d’ouvrage qu’au promoteur immobilier ou à l’entrepreneur afin de réaliser des suivis de chantier, des relevés de l’existant mais aussi de réaliser des inspections visuelles et thermographiques. Capable d’intervenir sur des chantiers difficiles d’accès, le drone est en passe de devenir un outil indispensable pour faciliter rapidement de nombreuses tâches quotidiennes du professionnel du BTP. Équipé d’un capteur thermographique infrarouge, un drone permet l’analyse de ponts thermiques, le contrôle de pertes de chaleur, de repérer des défauts d’isolation sans même pénétrer dans le bâtiment ou de contrôler une installation photovoltaïque. Notons que le coût d’un diagnostic thermique de copropriété à l’aide d’un drone peut être divisé par cinq par rapport aux techniques traditionnelles. Les données récoltées faciliteront ensuite la rénovation et l’amélioration des performances énergétiques d’un bâtiment. De même, depuis un peu moins de deux ans, les drones nettoyeurs de toitures se multiplient. Patrick Torcol de la société MPR estime « que le démoussage, le nettoyage des toits à l’aide de drone peut rapidement devenir une activité à plein temps pour une entreprise du BTP tant la demande est importante ». Doté d’une autonomie d’une vingtaine de minutes, ce type de drones est ainsi capable de traiter une zone de 150 m!

Le drone excelle également dans la précision des clichés réalisés. Capable d’approcher le chantier au plus près, il permet le calcul de mesures spatiales à partir de multiples photos numériques — technique dite de photogrammétrie.La précision des plans ainsi réalisés est de l’ordre de quelques centimètres et les images traitées sur ordinateur permettent même de reconstituer ensuite un bâtiment complet en 3D. Plus généralement, les drones ont la capacité d’assembler un grand nombre de points géolocalisés et de reconstituer une typographie pour une surface donnée : le procédé est bien moins complexe et coûteux qu’en prenant des mesures au sol ou par tachémètre !

 

Quelles sont les solutions du marché ?

L’investissement dans un drone peut sembler coûteux et nécessite une formation puis un entrainement au pilotage avant d’être efficace. Des prestataires spécialisés proposent désormais leurs services à l’instar de Parrot Air Support, filiale du groupe français Parrot. Cette dernière met notamment à disosition des professionnels de la construction un catalogue des services basés sur l’imagerie aérienne par drones et qui couvrent l’ensemble des phases de la vie d’un bâtiment : le suivi d’un chantier, le relevé de l’existant avec la fourniture de plan précis à cinq mètres mais aussi l’inspection visuelle et thermographique. Leurs drones peuvent contrôler par exemple l’évacuationdes toits terrasses, localiser des fissures, inspecter une toiture, mesure l’avancement d’un chantier par une vue d’ensemble ou encore mesurer les métrés d’une façade avant réhabilitation. Il s’agit d’un service clé en main puisque Parrot Air Support se charge de planifier la mission et de gérer les démarches administratives. Le client peut suivre en ligne — sur le cloud, les différentes étapes de son projet jusqu’à la mise à disposition des éléments commandés. Les livrables numériques sont importables directement dans les outils informatiques du professionnel du BTP. À noter que leurs prestations débutent à 1 500€ HT.

En ce qui concerne, l’achat d’un drone, de nombreuses solutions sur le marché sont disponibles? La société Redbird, une start-up française qui a rejoint récemment l’américain Airware, propose aindi de former des pilotes chez ses clients et de les équiper en drones. Ils assurent ensuite l’analyse des données réalisées — modélisations 3D, numérisation de chantiers et cartographie, fournissant alors à leurs clients de précieux outils de travail et de décision.

 

Des drones pour les peintres ?

Lancés lors du dernier salon Batimat, Drone Paint est un drone spécialement conçu pour les professionnels du bâtiment, en particulier pour les peintres. Créé par Drone Volt, spécialiste français du drone professionnel, cet hexacoptère permet le traitement et le nettoyage de surfaces, le suivi de chantier, l’inspection d’ouvrages ou encore des travaux de nettoyage et de peinture. Il peut pulvériser par aérosol de nombreux produits : peinture, anti-rouille, anti-tag, anticorrosion…

 

Quels sont les avantages ?

La rapidité des drones est surprenante : ils peuvent intervenir en quelques minutes seulement, là où la mise en place d’une nacelle ou d’un échafaudage aurait pris des heures. Fini les risques d’accident puisqu’il n’est plus nécessaire de se rendre dans des zones difficiles, dans des lieux contaminés ou de monter sur un toit pour réaliser un diagnostic. Aucun risque non plus de dégradation du bâtiment lors de l’intervention, due à une machine de levage. Équipés d’un GPS, les drones professionnels réalisent des images d’une précision surprenante et d’une excellente définition. Les relevés de données réalisés sont nombreux et détaillés, dans des quantités inatteignables par un simple opérateur. Le coût des clichés est également réduit par rapport à des photos aériennes.

 

Quid de la réglementation ?

La France est un des tout premiers pays à s’être doté d’une réglementation spécifique à l’utilisation des drones civils en 2012. L’arrêté du 17 décembre 2015 impose ainsi aux télépilotes de drones professionnels de disposer du brevet théorique d’ULM afin de pouvoir se faire référencer comme exploitant professionnel auprès de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). L’encadrement concernant le développement et l’usage des drones de plus de 25 kg a même été renforcé depuis l’adoption par le Sénat en octobre 2016 d’une nouvelle règlementation. Elle vise à rendre obligatoire l’immatriculation et l’enregistrement de drones ainsi que le déploiement de dispositifs de signalement afin d’améliorer la sécurité des tiers dans les espaces aériens. Enfin, cette loi permet de définir officiellement la fonction de télépilote.

Les drones sont en passe de devenir incontournables dans le secteur du bâtiment. Relativement peu coûteux d’utilisation, flexibles, adaptables aux situations difficiles, ils deviendront d’efficaces assistants de chantier dans les années qui viennent. L’histoire nous dira s’ils seront des concurrents de l’opérateur ou remplaceront à terme le géomètre. Mais une chose est sûre : ils s’inscrivent dans la phase de transition du secteur BTP : les données qu’ils récoltent pourront bientôt être intégrées dans les maquettes numériques BIM, les mettant ainsi à disposition de tous les acteurs du chantier de construction ou de rénovation.

 

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Mettre à jour le DUER du Grand Paris

Nombreuses sont les entreprises ayant élaboré leur DUER (document unique d’évaluation des risques), qui ont des difficultés à le mettre à jour et à en faire un document pratique. Afin de les aider dans ce travail, GESTES (Groupement des entrepreneurs spécialisés dans le traitement et l’embellissement des surfaces) propose à ses adhérents des ateliers au cours desquels les entreprises peuvent réaliser la mise à jour de leur document unique avec l’aide des conseillers de l’OPPBTP (Organisme professionnel de prévention pour le BTP). Le premier atelier a eu lieu le 23 mars à Créteil, dans les locaux de l’Université européenne des métiers de la finition.

 

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