Beau travail de peintre !

Dans le cadre du pact de responsabilité et de la mobilisation pour créer un million d’emplois, la FFB se mobilise aux côtés du MEDEF et présente huit métiers en tension dans le programme “Beau Travail” diffusé sur deux chaînes nationales en 2014. Rodrigue, jeune peintre, nous raconte son métier.

C’est encore un des nombreux paradoxes français : alors que le nombre de personnes sans emploi atteint des records, il existe aujourd’hui dans notre pays 400 000 emplois non pourvus. Au total; 115 métiers en attente de recrutement ont été identifiés par le MEDEF. Faire connaître et valoriser ces métiers pour lesquelles les entreprises ne trouvent pas de compétence, tel est donc l’objectif du programme “Beau Travail”, produit et financé par l’organisation patronale. Diffusé sur deux chaînes nationales en 2014, les ressources et les vidéos sont maintenant disponible sur le site internet beautravail.org et sur la chaîne Youtube “Beau Travail TV”.

“Beau Travail” rassemble des témoignages de salariés, jeunes ou moins jeunes, sur le métier qu’ils exercent. Filmés dans leur environnement professionnel, ils racontent leurs activités au quotidien et les satisfactions qu’ils en tirent. Leurs parcours et la formation pour accéder à chaque métier sont mis en avant. Il est à noter que tous les métiers présentés sont accessibles via une formation en alternance. Ce programme est complété sur le site internet qui va plus loin en mettant en avant les qualités requises et la fiche métier.

Sollicitée, la FFB participe à ce programme avec 8 métiers dont celui de peintre. C’est Rodrigue, ouvrier peintre dans l’entreprise ADER à Bordeaux (33) qui a été choisi pour présenter le métier. Âgé de 24 ans, Rodrigue explique fièrement que “ça ne s’improvise pas ce métier. Il y a des techniques à connaître et puis il faut savoir quelle peinture va sur quel support. Mais quand le client me dit que c’est beau, je suis le plus heureux !”.

Revaloriser nos métiers.

Pourquoi Rodrigue ? “Rodrigue a été choisi après un casting en fait, raconte Nathalie Vessaud, dirigeante de l’entreprise ADER. A l’issue de l’entretien, nous avons été rappelé pour nous informé qu’il avait été choisi. Rodrigue, c’est quelqu’un qui a le sourire quand il arrive le matin. On voit qu’il aime son métier de peintre et il connaît la valeur du travail.” Nathalie Vessaud, qui reconnaît les difficultés à embaucher des ouvriers qualifiés dans les périodes ou le marché se porte bien, estime que les métiers manuels sont souvent, injustement, dévalorisés. “Je suis toujours partante pour promouvoir nos métiers. Dans le bâtiment, nous avons une bonne grille des salaires avec des métiers bien payés, poursuit-elle. J’ai des enfants qui sont au collège et à qui on explique qu’il faut aller jusqu’au baccalauréat mais on ne leur parle pas des métier du bâtiment ou de bouche par exemple. Ils sont considérés comme des sous-métiers alors qu’ils ont autant de valeur que celui d’ingénieur.”

“Tordre le cou aux idées reçues” et donner envie aux spectateurs de se tourner vers ces métiers est un des objectifs de ce programme. Mais Nathalie Vessaud à une autre ambition pour ces petits films : “Ces supports ont le mérite d’exister, ce serait dommage qu’ils relégués aux archives ! Ce serait bien qu’ils puissent être visionnés dans les collèges, les centres de documentation, à la portée de tous pour montrer qu’il y a une alternative aux grandes études.”

 

Source: Reflets & Nuances, n°160, Juillet 2014, pp 38

 

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