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Présentation du CFA Pierre Paul Riquet

À l’initiative de son président Jean-Marc Costes, le syndicat de la peinture vitrerie sols et finition de Haute-Garonne s’est réuni le 8 mars pour développer le sujet du BIM avec l’intervention de Denis Boudy (société Be4bim). Cette rencontre fut destinée à faciliter le parcours des entreprises dans la démarche de la maquette numérique. C’est ce que s’attache à faire le président Costes qui a rappelé tout l’intérêt que son syndicat porte à la révolution numérique dans les activités du bâtiment. Le rôle du BIM manager, pivot central d’une opération en BIM, a donné lieu à discussion surtout à l’égard des petites structures. Deuxième sujet à l’ordre du jour : le CFA Pierre Paul Riquet à Toulouse. Thierry Kopacki, directeur régional, a présenté la structure du CFA, sa mission mais également ses caractéristiques et indicateurs (effectifs, réussite, insertion, hébergement…). Ce CFA a la particularité d’être historiquement lié à la Fédération de Haute-Garonne et à ses syndicats de métier. Les dirigeants d’entreprise sont incités à retrouver le goût de l’apprentissage en tant que voie royale pour se doter d’un personnel bien formé et cela grâce aux vertus de l’alternance.

 

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Nouveau revêtement anticorrosion pour le pont du Grand Canal du Havre

Acier avec un tablier mixte acier/béton. Ce pont à béquille en V est long de 1 410 m. En 2014, la CCI ( Chambre de commerce et d’industrie) Seine Estuaire décide de la réfection du revêtement anticorrosion des éléments de la structure métallique de ce viaduc. « Le revêtement appliqué à l’origine s’était détérioré fortement et plus particulièrement la couche de finition. L’acier n’était pas altéré mais si on ne faisait rien, il allait finir par se dégrader », explique Hervé Gasse, responsable de l’agence de Gonfreville de l’entrprise Lassarat, mandataire pour le lot « préparation de surface et traitement anticorrosion ». Au vu de l’ampleur des travaux avec 80 000 m2 à traiter, elle s’est associée à une autre entreprise du Havre, PBI, pour monter un groupement.

Durant 18 mois, une centaine de personne scertifiées ACQPA décaperont les éléments métalliques à l’aide de 18 groupes UHP (ultra haute pression à et appliqueront 50 000 litres de produits anticorrosion. Ces travaux ont été réalisés avec des contraintes fortes, notamment en matière environnementale, avec l’interdiction de rejets dans le milieu et la mise en place de confinements hermétiques. Le secteur situé sous le pont est, en effet, une zone Natura 2000. Les travaux ont été effectués alors que le pont restait ouvert à la circulation.

 

Une zone de travail confinée

Pour pouvoir travailler à quelque 55 m de hauteur, des échafaudages suspendus par crapautage ont été posés, permettant l’installation de plancher bois recouvert d’une membrane d’étanchéité en polyéthylène. Ces plateformes ont été entièrement bâchées pour assurer le confinement des espaces de travail, avec des descentes d’eau et des bacs de récupération en inox pour le recueil des eaux de décapage. Les béquilles ont, elles, été thermo-bâchées, seule solution pour un confinement total à cause de leur départ.

Les espaces étaient ventilés lors des opérations de peinture grâce à deux ventillateurs de 32 000 m3/heure. Les températures froides pouvant perturber l’application des produits, cinq batteries chauffe de 5 000m3/heure étaient utilisées en période hivernale pour maintenir une température ambiante supérieure à 5°C. Deux déshydrateurs permettaient de maintenir une hygrométrie inférieure à 80 %. L’accès aux surfaces à traiter était assuré par trois ascenseurs mont-charge et monte personnel.

 

Décapage sélectif

Le décapage des anciens fonds effectué à l’eau UHP 3 000 bars permet d’obtenir deux degrés de finition : DHP1 (décapage léger pour élimination des couches non adhérentes) et DHP4 (décapage jusqu’à l’acier), selon l’état des surfaces. « Conformément aux informations du CCTP, les peintures étaient exemptes d’amiante et de métaux lourds, explique Hervé Gasse. Sur certaines surfaces, surtout sur les béquilles, nous avons fait du décapage DHP4 par robotisation à l’aide d’un robot piloté pneumatiquement. Cela nous permettait de travailler sans confinement et en temps manqué, donc de gagner en temps. »

Le viaduc étaut échafaudé et confiné par tranches de 40 m de longueur et chacune de ces zones demandait environ deux à trois semaines pour être décapée et une à deux semaines pour l’application du système anticorrosion. Le chantier a mobilisé 22 décapeurs certifiés ACQPA UHP en 2×8 décapeurs, également certifiés ACQPA UHP, en 1×8 et 3 conducteurs de groupe UHP.

 

En eau circuit fermée

Les eaux chargées en peinture étaient récupérées grâce aux étanchéité, bacs et descentes d’eau pour être traitées selon deux techniques de filtration. Lassarat avait mis en place un système de filtration via des cuves de décantation, des filtres à bandes puis des filtres à sable, des filtres à échanges d’ions pour les métaux lourds et enfin des filtres à 5µ. L’eau filtrée était renvoyée dans les groupes UHP.

« Iln’était pas possible de rejeter l’eau même propre et filtrée dans le milieu naturel, précise Hervé Gasse. Aussi nous avons fonctionné en circuit fermé pour l’eau. Nous sommes les seuls, dans la profession à utiliser cette technique. » L’entreprise PBI recueillait les eaux usées dans les citernes pour un traitement en station d’épuration. 100 % des eaux de décapage ont été ainsi récupérées.

 

Chantier haute qualité

Le système anticorrosion ACQPA C4 mis en œuvre est un bi-couche. 30 peintres ou préparateurs certifiés ACQPA ont travaillé à l’application, via 10 pompes ariless, d’un primaire epoxy (épaisseur de 210 µ sec) puis d’une finition polyuréthane (épaisseur 70 µ sec). Les couleurs originelles ont été reprises : couleur bleue pour les béquilles, les croisillons et les sous-faces de tablier, et couleur grise pour les bi-poutres, contreventements et traverses.

Tout au long du chantier, des contrôles qualité ont accompagné ces différentes opérations : notamment le contrôle et l’enregistrement de l’état de ré-oxydation et du taux de chlorides avant l’application du composé bi-couche, le contrôle et l’enregistrement des épaisseurs sèches par couche puis du système total, le contrôle et l’enregistrement de l’adhérence du film (teste d’arrachement).

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« C’est un événement très attendu »

« Avant formateur, maintenant Conseiller formation des politiques de formation et de l’innovation pédagogique, j’étais à Montpellier la semaine dernière et je serai à Rouen la semaine prochaine.

Pour Montpellier, je peux d’ores et déjà dire que le bilan est très positif. C’est un événement très attendu de la part de tous les invités : formateurs, professionnels et industriels de la filière, pourquoi parce qu’on est sur de l’innovation et ce qui va emmener à l’excellence de tout ce que l’on peut mettre en œuvre sur les métiers et sur les produits. Il faut que les différents échanges qui se produisent entre les lycées, les CFA du réseau des CCCA-BTP (un des plus gros réseau de l’apprentissage) crée une synergie, on s’aperçoit que c’est une grande famille que représente d’ailleurs l’association Actions 3PF. »

Philippe Moreau, conseiller formation des politiques de formation et de l’innovation pédagogique, lors de la rencontre régionale d’Arras le 22 mars 2017.

Le 1er Tour de France des Rencontres Régionales s’achève avec succès !

 

C’est à Rouen que prend fin la première édition du Tour de France des métiers de la peinture et du sol. Au cours des deux ans et demi passés, l’association Actions 3PF s’est rendue dans toutes les régions de France !

 

160 enseignants de peinture et 300 élèves de collège rencontrés en 3 semaines

 

Une fois encore, Actions 3PF a réuni l’ensemble des acteurs de la filière de la peinture et du sol. Trois rencontres au CFA BTP Hérault de Montpellier le 15 mars, au lycée professionnel Jacques Le Caron d’Arras le 22 mars et au CFA BTP de Rouen le 29 mars ont permis de réunir 160 enseignants et 14 professionnels. L’occasion pour les premiers de pouvoir assister à des ateliers techniques sur l’ITE et la peinture.

Tous ont participé à un repas networking : un moment d’échange chaleureux sur l’avenir de la filière, les attentes concernant les jeunes, les formations et les besoins de recrutement en alternance.

Le Bus des métiers de la peinture a, quant à lui, enregistré plus de 300 visites d’élèves et soulevé de très bonnes appréciations de la part des enseignants de collège qui ont pour mission d’accompagner leurs élèves dès la classe de sixième, dans la découverte des différents secteurs d’activité.

950 participants en deux ans !

Cette première édition du Tour de France a été à la fois qualifiée de conviviale, professionnelle et enrichissante par les 951 personnes ayant participé aux rencontres qui ont été organisées ces deux dernières années.

Nous remercions les inspecteurs d’académies, les directeurs d’établissement, le ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la Recherche, le CCCA-BTP, le SIPEV, l’UPMF, la FND, la CAPEB, le SFEC, les professionnels, les enseignants, les élèves, les démonstrateurs, l’animateur du Bus des métiers de la peinture, et toutes les personnes ayant contribué au succès de ces Rencontres Régionales.

Actions 3PF prépare d’ores et déjà le deuxième Tour de France des métiers de la peinture et du sol qui débutera en novembre 2017 et sera axé sur de nouveaux thèmes.

Aide à l’embauche PME : prolongée jusqu’au 30 juin 2017

Un décret acte la prolongation et l’ouverture aux groupements d’employeurs de l’aide à l’embauche PME.

L’aide à l’embauche PME, qui devait s’interrompre le 31 décembre 2016, est finalement prolongée pour les contrats conclus jusqu’au 30 juin 2017.

Elle permet aux entreprises de moins de 250 salariés de bénéficier d’une aide pour le recrutement d’un salarié dont le tau horaire de rémunération est inférieur ou égal à 1,3 SMEC horaire, soit 12,69 € en 2017 sous réserve :

  • d’une embauche en CDI ou en CDD d’au moins six mois ;
  • et que la date de début d’exécution du contrat soit comprise entre le 18 janvier 2016 et le 30 juin 2017.

L’aide d’un montant de 500 € par trimestre est versée pendant la durée d’exécution du contrat et dans la limite de 4 000 € (deux ans).

Le formulaire de demande d’aide ainsi qu’un questions-réponses sont disponibles sur le site dédié du ministère du travail.

 

Groupement d’employeurs

Afin de lever les freins au développement des groupements d’employeurs, ces derniers peuvent désormais demander le bénéfice de certaines aides dont leurs entreprises adhérentes auraient bénéficié si elles avaient embauché directement les personnes mises à leur disposition.

La liste des aides accessibles aux groupements d’employeurs est fixée par arrêté ministériel : il s’agit notamment de :

  • la prime à l’apprentissage ;
  • l’aide au recrutement d’un premier apprenti ;
  • l’aide au recrutement d’un apprenti supplémentaire ;
  • l’aide en faveur des très petites entreprises embauchant des jeunes apprentis ;
  • les exonérations de cotisations dues au titre de l’emploi des apprentis ;
  • l’aide à l’embauche d’un premier salarié ;
  • l’aide à l’embauche dans les petites et moyennes entreprises ;
  • l’aide relative au contrat de génération.

Le groupement d’employeurs qui souhaite bénéficier d’une de ces aides devra justifier auprès de l’organisme payeur (Agence de services et de paiement) que l’enteprise adhérente en remplit les conditions d’attribution.

 

Source : Bâtiment actualité, n°1, 25 janvier 2017.