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Mise en œuvre des enduits mécanisés : de bons résultats

L’application « airless » (sans air) nous vient du milieu industriel. Elle consiste à pulvériser à haute pression (100 bars minimum) et sans air une matière (enduit ou peinture par exemple) pour l’appliquer sur une surface. Une pompe permet d’amener la matière à pulvériser à travers un flexible ou tout autre moyen d’alimentation afin d’être projeté grâce à un pistolet. La pulvérisation est assurée par la buse située dans ce pistolet. Pour le choix de celle-ci, deux paramètres à prendre en compte : son diamètre et l’angle de pulvérisation. Les buses de petit diamètre seront utilisées pour des peintures et vernis et les plus importantes pour des enduits. Le filtre varie selon de type de produit : de 180 mailles pour les peintures de finition à 30 mailles pour les enduits. Les viscosités d’application doivent être comprises entre 30 et 80 secondes en coupe 4 pour les peintures et entre 10 et 100 dPas pour les enduits.

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L’artisanat du bâtiment clôt 2017 sur une hausse de l’activité de + 3,5 %, taux inégalé depuis 2011

Patrick Liébus, Président de la CAPEB : « Le contexte économique est globalement favorable : les taux d’intérêt restent attractifs, le nombre de transactions historiquement importants et les mises en chantiers et autorisations sont encore élevées. Toutefois, le marché ne manquera pas de subir le contrecoup de la modification du CITE et du recentrage des dispositifs PTZ et Pinel. Il ne faudrait donc pas que de nouveaux coups de rabot viennent infléchir la courbe d’activité de l’artisanat du bâtiment qui se redresse enfin ! »
La Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment présente ce jeudi les chiffres de l’activité des entreprises artisanales du bâtiment pour le 4e trimestre 2017 ainsi que les perspectives pour 2018. Passant de 1,5 % au premier trimestre à 3,5 % au quatrième trimestre, l’activité de l’artisanat du bâtiment s’est consolidée au cours de l’année 2017. Ainsi, la croissance de l’activité atteint 2,5 % en volume en 2017 (contre 1,5 % en 2016). Après 8 trimestres de hausse d’activité, l’année 2018 devrait rester bien orientée malgré un tassement prévisible de l’activité dans le neuf et le contrecoup inévitable de la modification du CITE et des dispositifs PTZ et Pinel qui risque de peser sur le secteur.

Conjoncture de l’artisanat du BTP : des chiffres record pour l’activité dans le neuf !

Activité globale dans l’artisanat du bâtiment : l’activité globale des entreprises artisanales du bâtiment continue sa progression avec une hausse de 3,5 % au 4e trimestre 2017, après deux trimestres à +2,5 % et un premier trimestre à +1,5 %.

Neuf – Le niveau d’activité en construction neuve atteint des sommets pour ce 4e trimestre 2017 (+7,5%), dopant l’activité dans le secteur au global. Il s’agit du meilleur taux en cinq ans. Les
perspectives pour 2018 restent positives, avec un nombre de permis de construire de logements déposés en novembre 2017 (sur douze mois cumulés) en hausse significative de + 11,4 % (s’établissant à 504 200 autorisations) et un nombre de logements commencés (en cumul sur 12 mois) en hausse de + 15,7 % par rapport à la même période de l’année précédente (s’établissant à
418 200 logements).

Ancien – L’activité en entretien-amélioration conserve un rythme de progression identique (+1%) sur les 6 derniers trimestres. Les travaux d’Amélioration de Performance Energétique du
Logement restent très dynamiques (+2,5% sur an, comme au trimestre précédent).

Emploi – L’emploi salarié dans les entreprises du BTP de moins de 20 salariés augmente de + 0,6 % au 3e trimestre 2017 (par rapport au même trimestre l’année précédente). Il s’agit du quatrième trimestre de hausse consécutive de l’emploi salarié, s’établissant à 693 953 au 3e trimestre 2017.

Logement – 958 000 ventes de logements anciens ont été comptabilisées en octobre 2017 (en cumul sur 12 mois), soit une hausse significative de 15,6 % sur un an, le plus haut niveau jamais constaté ces deux dernières décennies.

Dynamique territoriale (activité en régions) – Au 4e trimestre 2017, la totalité des régions enregistrent une hausse de leur activité, comprise entre + 3 % et + 4,5 %. L’activité reste tirée par les régions de l’Ouest de la France (Bretagne + 4,5 %, Pays de la Loire + 4,5 % et Nouvelle Aquitaine + 3,5 %) tandis que le Nord de la France, le Centre Val de Loire et PACA enregistrent une progression moindre (+ 3 %).

 

Conjoncture pour l’Artisanat du Bâtiment – Zoom :

 

– Les entreprises de 10 à 20 salariés tirent leur épingle du jeu, leur reprise d’activité est la plus prononcée au 4ème trimestre (+4,5 % par rapport au même trimestre de l’année précédente contre +3,5 % sur la même période pour les entreprises de moins de 10 salariés).

– Métiers : la progression du volume d’activité est comprise en +1,5% et +5% pour l’ensemble des corps de métiers. Ce sont les métiers de la maçonnerie qui bénéficient de la meilleure croissance (+5%). Quant aux travaux de second œuvre technique ils voient également leur activité s’intensifier ce trimestre. Seule l’activité d’aménagement-décoration-plâtrerie croît à un rythme stable (+1,5 %) depuis 5 trimestres consécutifs.

– Trésorerie : 23 % des entreprises font état de besoins de trésorerie (contre 31 % au même trimestre de l’année précédente), mais 51 % d’entre elles déclarant un besoin en hausse et supérieur à 10 000 €.

– Carnets de commande : la visibilité se réduit légèrement sur les derniers mois mais reste bonne, les carnets de commandes représentent 87 jours de travail au début du mois de janvier 2018, soit 5 jours de plus qu’un an auparavant mais 3 jours de moins qu’au mois d’octobre.

 

Contexte réglementaire et économique national :

 

– Crédits :
o Neuf – Le montant des crédits accordés pour l’achat d’un logement neuf progresse légèrement sur un an, avec une hausse de 6,1 % au 3e trimestre 2017.
o Ancien – Les montants accordés pour l’acquisition de logements anciens progressent également modérément : + 3,8 %. Quant aux crédits destinés aux travaux d’entretien-amélioration, ils reculent ce trimestre, – 9 % par rapport au même trimestre de l’année précédente.

– Taux d’épargne : ils augmentent très légèrement à 14,6 % (soit 0,1 points de plus par rapport au trimestre précédent).

– L’évolution annuelle des coûts de la construction reste plus importante que celle des prix à la consommation même si l’écart se réduit (+2 versus +1,4% respectivement).

 

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Apprentissage jusqu’à 30 ans : l’expérimentation s’étend à de nouvelles régions

Un décret du 20 mars 2017 élargit l’expérimentation sur l’apprentissage jusqu’à 30 ans, menée dans certains régions depuis le 1er janvier, à l’Île-de-France et à l’Occitanie.

Un décret oublié au Journal officiel du 22 mars enrichit la liste des régions dans lesquelles l’âge limite d’entrée en apprentissage peut être fixé, à titre expérimental, à 30 ans (contre 25 ans en principe). SOnt désormais concernées l’Île-de-France et l’Occitanie. Sous l’impulsion de la loi « Travail » d’août 2016, un décret du 31 décembre 2016 avait déjà autorisé cette expérimentation dans sept régions : la Bretagne, la Bourgogne-Franche-Comté, le Centre-Val de Loire, le Grand Est, les Hauts-de-France, la Nouvelle-Aquitaine et les Pays de la Loire.

 

Un dispositif ouvert à toutes les entreprises exerçant dans les régions volontaires

Applicable depuis le 1er janvier 2017, cette mesure en faveur de l’emploi vise en outre à prendre en compte la sortie plus tardive de la scolarité, les changements d’orientation professionnelle ou encore les souhaits de spécialisation des apprentis. Les jeunes pourront donc, jusqu’à leurs 30 ans révolus, entrer en apprentissage dans les CFA BTP des régions volontaires. Toutes les entreprises formant leurs apprentis sur le territoire ouvert à l’expérimentation y auront ainsi accès.

 

Ce dispositif est mis en place jusqu’au 31 décembre 2019. Le gouvernement rendra ensuite compte au Parlement, dans un rapport, des enseignements tirés des expérimentations. De quoi envisager, le cas échéant, une généralisation dans tout l’Hexagone de cet accès tardif à l’apprentissage.

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La FFB confirme le scénario de reprise économique mais reste prudente

La Fédération française du bâtiment maintient sa prévision de croissance de l’activité de 3,4 % en volume en 2017. 10 000 emplois devraient être créés dans le secteur. La reprise repose avant tout sur le neuf, souligne la Fédération, qui s’inquiète de la panne du marché de la rénovation, et des marges « au plus bas » des entreprises.

Cette fois, le rebond de l’activité dans le bâtiment a de vrais airs de reprise économique dans un secteur qui la guette depuis 2008. Lors de son point de conjoncture trimestriel, ce mercredi 29 mars, la Fédération française du bâtiment (FFB) a confirmé s’attendre à une accélération de l’activité en volume cette année, avec une hausse attendue de 3,4 %.

Une hausse qui sera essentiellement alimentée par la construction neuve, où le non-résidentiel (avec des autorisations en hausse de 4,2 % et des mises en chantiers qui bondissent de 6,7 % en glissement annuel sur trois mois à fin février) se cale désormais dans la roue du logement (permis en hausse de 15,5% sur la même période ; mises en chantier qui gonflent de 8,5 %).

 

Inégalités territoriales

 

Avec une réserve de taille, toutefois : l’embellie est très inégale sur le plan territorial. « 80 % des chantiers restent concentrés dans et autour des 20 % de communes et métropoles qui sont déjà très dynamiques, signale Jacques Chanut, le président de la FFB. Le neuf ne suffira pas à alimenter le redémarrage sur tout le territoire. Il faut s’occuper des territoires qui se sentent à l’abandon, comme les petites villes qui se vident de leurs habitants. »

 

La deuxième bonne nouvelle pour le secteur, c’est que cette dynamique va profiter à l’emploi : la FFB prévoit une solde net de 10 000 postes cette année. Il s’agira pou beaucoup de contrats d’intérim, comme le montre le premier graphique du ministère du Travail, ci-dessous. Mais la volonté des chefs d’entreprises d’embaucher en CDI ou CDD long est également prégnante. Le tout confirme le rebond de l’emploi, dans le sillage d’une année 2016, qui s’étaient conclue par un retournement positif de croissance, à +1,9 % en volume. Les effectifs du bâtiment s’étaient stabilisés l’an passé, après 35 600 pertes d’emplois 2015.

Autre motif de satisfaction, les défaillances d’entreprises sont en net recul (-13,5 %) sur 2016, « même si nous partons de très haut », tempère Jacques Chanut. Le rythme de recul des prix, lui, se tasse. « Mais les prix sont encore à un niveau trop faible pour permettre aux entreprises de redresser leurs marges », analyse le président de la FFB, qui se réjouit toutefois de « la fin de la descente aux enfers » dans ce domaine.

 

Taux d’intérêt et présidentielle

 

L’optimisme inspiré par l’addition de ces bonnes nouvelles reste néanmoins teinté de prudence à la FFB, où plusieurs risques et points de vigilance sont mis en avant. Outre une remontée trop brutale des taux d’intérêts, le plus évident tient à la période électorale et, surtout, aux contenus des programmes des candidats à la présidentielle, qui « ne permettent pas de lever les inconnues qui pèsent sur 2018. Les différents candidats ont presque tous renoncé en la matière à un objectif chiffré global, tout en insistant sur la permanence et la diversité des besoins en fonction des territoires », constate Jacques Chanut.

De fait, si des projets chiffrés de créations de logements sociaux et étudiants pour le prochain quinquennat figurent dans les programmes, la question globale du logement avait été davantage au cœur des campagnes précédentes, de la « France de propriétaires » promise par Nicolas Sarkozy en 2007 aux 500 000 constructions neuves par an visées par François Hollande en 2012. Et bien que désormais orientées à la hausse, les mises en chantier de logement n’ont finalement atteint « que » 387 000 unités sur douze mois en février.

 

La rénovation fait du surplace

Second motif d’inquiétude, le second moteur de l’activité, la rénovation, reste au quasi point mort. Un constat qui interroge : la reprise des transaction dans l’ancien depuis 2014 aurait dû, en théorie, déclencher une vague de travaux d’amélioration-entretien. Il n’en a rien été. « L’effondrement des travaux avant relocation pour le segment du locatif privé, ainsi que la faible évolution des prix du marché (+0,7 % en 2016 et +0,9 % en glissement annuel sur le dernier trimestre), ne laissent guère percevoir d’amélioration dans l’immédiat », analyse Jacques Chanut. Les chefs d’entreprise ne perçoivent pas eux-mêmes d’inflexion positive.

Pour ranimer le marché, le président de la FFB juge nécessaire de « recalibrer et d’amplifier les dispositifs d’incitation financière existants » aux travaux de rénovation, centrés sur la rénovation énergétique (CITE, éco-PTZ). Et de revoir la pédagogie, et, même, le positionnement : « Il faut être pragmatiques. L’argument selon lequel les travaux de rénovation énergétique sont financés par de dutures baisses de charges ne fonctionne pas et a généré beaucoup de désillusions dans nos rangs. La réorientation de ces aides sera un sujet de discussion avec le prochain gouvernement », confie le patron de la FFB. Il plaide en parallèle pour le maintien des dispositifs Pinel et PTZ. D’autres sujets de discussions, là encore, avec le futur gouvernement.

 

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